il y a 2 jours   •   1 note
  • Suzuki Harunobu (1725-1770)
Artiste japonais dont les estampes reflètent un répertoire iconographique novateur (thèmes tirés d’anthologies poétiques ou illustrant des figures emblématiques des littératures chinoise et japonaise), à la polychromie enrichieEn rupture avec l’École Torii, plutôt centrée sur les affiches de théâtre kabuki
Commandes de la part des lettrés de classe samouraï, d’esthètes et d’écrivains.Caractéristiques du style:- féminité délicate et atemporelle- occupations atypiques ou cadrages très réduits donnant un caractère énigmatique- érotisme cru

Quelques repères dans l’histoire de l’estampe japonaiseTan-e (ère Kanbun et ère Enpô)= gravure sur bois monochromes mises en couleurs, au pinceauLe tan est un oxyde de plomb rouge orangé
Beni-e (vers 1740)= images aux tons rouges colorées au pinceau, déclinées en harmonie avec un vert bleuté d’origine végétale.Le beni est un pigment rouge d’origine végétale qui a remplacé le pigment tan
Benizuri-e (vers 1750)= estampes imprimées de 2 couleurs (rose et vert, outre l’encre de Chine des contours et des chevelures) dont l’avènement a été facilité par l’invention du kentô Le kentô est un repère gravé sur chaque planche d’impression, et qui permet un positionnement identique de la feuille à chaque passage, ce qui rend possible une impression pleinement polychrome.
1760= édition de la plus ancienne estampe conservée de Harunobu (scène de kabuki dans le style de Torii Kiyomitsu)
Nouvel An 1765, (ère Meiwa)= apparition des egoyomi, des calendriers illustrés commandés à titre privé et échangés entre amateurs du quartier de Ushigome à Edo.1765= l’édition purement commerciale dans les mois qui suivent voit la naissance du terme nishiki-e (“images de brocart”)

Quelques notions de poésie japonaise
haïkaï (ou haïku)= petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses, comportant traditionnellement 17 syllabes en 3 segments 5-7-5= différent du waka, une forme ancienne et classique de la poésie japonaise fondée sur des groupes de 5 et 7 syllabes
Senryû= poésie japonaise courte similaire au haïku composée de 17 syllabes comportant parfois une connotation humoristique
Et l’exposition ?
Une exposition décevante. Les cartels sont très succins, les termes spécifiques sont peu expliqués, et les deux seuls textes sont très avares d’informations. L’artiste n’est qu’un prétexte à la présentation d’œuvres nues.Parce que oui, il ne s’agit que de cela, des œuvres mises sous vitrines (très mal éclairées et parfois peu accessibles) sans plus de cérémonie ni de tentatives d’explications. Vous n’êtes pas connaisseur de l’estampe japonaise du XVIIIe siècle ? Tant pis pour vous.Être obligée de jeter un œil au livret de l’exposition (payant) en sortant pour tenter de comprendre quelque chose à une expo, c’est moche.

    Suzuki Harunobu (1725-1770)

    Artiste japonais dont les estampes reflètent un répertoire iconographique novateur (thèmes tirés d’anthologies poétiques ou illustrant des figures emblématiques des littératures chinoise et japonaise), à la polychromie enrichie
    En rupture avec l’École Torii, plutôt centrée sur les affiches de théâtre kabuki

    Commandes de la part des lettrés de classe samouraï, d’esthètes et d’écrivains.

    Caractéristiques du style:
    - féminité délicate et atemporelle
    - occupations atypiques ou cadrages très réduits donnant un caractère énigmatique
    - érotisme cru

    Quelques repères dans l’histoire de l’estampe japonaise

    Tan-e (ère Kanbun et ère Enpô)
    = gravure sur bois monochromes mises en couleurs, au pinceau

    Le tan est un oxyde de plomb rouge orangé

    Beni-e (vers 1740)
    = images aux tons rouges colorées au pinceau, déclinées en harmonie avec un vert bleuté d’origine végétale.
    Le beni est un pigment rouge d’origine végétale qui a remplacé le pigment tan

    Benizuri-e (vers 1750)
    = estampes imprimées de 2 couleurs (rose et vert, outre l’encre de Chine des contours et des chevelures) dont l’avènement a été facilité par l’invention du kentô
    Le kentô est un repère gravé sur chaque planche d’impression, et qui permet un positionnement identique de la feuille à chaque passage, ce qui rend possible une impression pleinement polychrome.

    1760
    = édition de la plus ancienne estampe conservée de Harunobu (scène de kabuki dans le style de Torii Kiyomitsu)

    Nouvel An 1765, (ère Meiwa)
    = apparition des egoyomi, des calendriers illustrés commandés à titre privé et échangés entre amateurs du quartier de Ushigome à Edo.

    1765
    = l’édition purement commerciale dans les mois qui suivent voit la naissance du terme nishiki-e (“images de brocart”)

    Quelques notions de poésie japonaise

    haïkaï (ou haïku)
    = petit poème extrêmement bref visant à dire l’évanescence des choses, comportant traditionnellement 17 syllabes en 3 segments 5-7-5

    = différent du waka, une forme ancienne et classique de la poésie japonaise fondée sur des groupes de 5 et 7 syllabes

    Senryû
    = poésie japonaise courte similaire au haïku composée de 17 syllabes comportant parfois une connotation humoristique



    Et l’exposition ?

    Une exposition décevante. Les cartels sont très succins, les termes spécifiques sont peu expliqués, et les deux seuls textes sont très avares d’informations. L’artiste n’est qu’un prétexte à la présentation d’œuvres nues.
    Parce que oui, il ne s’agit que de cela, des œuvres mises sous vitrines (très mal éclairées et parfois peu accessibles) sans plus de cérémonie ni de tentatives d’explications. Vous n’êtes pas connaisseur de l’estampe japonaise du XVIIIe siècle ? Tant pis pour vous.
    Être obligée de jeter un œil au livret de l’exposition (payant) en sortant pour tenter de comprendre quelque chose à une expo, c’est moche.

    il y a 2 semaines   •   2 notes
  • Une exposition creuse, digne d’une mauvaise page Wikipédia. C’est tout.Pas d’analyse, de près ou de loin. Uniquement une grosse vitrine de toutes les super-productions des studios Marvel ces dernières années (beaucoup de Captain America, les Avengers, les 4 Fantastiques, les X-Men) avec glorification des fondateurs (Stan Lee et Alex Ross).Il n’y a donc rien en dehors (quid de Deadpool ? Ou même les Avengers avant ou après ceux présentés par les films ?) et personne après Stan Lee.Mais quelques questions intéressantes soulevées (involontairement ?) par de petites interviews et qui méritent d’être notées. Elles auraient du être développées dans une VRAIE exposition sur les comics:- Les comics ont-ils leur place dans un musée ?- Quelle filiation des supers-héros modernes avec l’idéal grec, les (demi-)dieux et les chevaliers ?- Les supers-héros doivent-ils être construits comme des “role models” ?- Quelle est la part du costume dans la construction du super-héros ? Et de sa vie personnelle ?- Comment le personnage de comic s’insère-t-il dans l’histoire contemporaine ? Et avec les développements de la science ?

    Une exposition creuse, digne d’une mauvaise page Wikipédia. C’est tout.

    Pas d’analyse, de près ou de loin. Uniquement une grosse vitrine de toutes les super-productions des studios Marvel ces dernières années (beaucoup de Captain America, les Avengers, les 4 Fantastiques, les X-Men) avec glorification des fondateurs (Stan Lee et Alex Ross).
    Il n’y a donc rien en dehors (quid de Deadpool ? Ou même les Avengers avant ou après ceux présentés par les films ?) et personne après Stan Lee.

    Mais quelques questions intéressantes soulevées (involontairement ?) par de petites interviews et qui méritent d’être notées. Elles auraient du être développées dans une VRAIE exposition sur les comics:
    - Les comics ont-ils leur place dans un musée ?
    - Quelle filiation des supers-héros modernes avec l’idéal grec, les (demi-)dieux et les chevaliers ?
    - Les supers-héros doivent-ils être construits comme des “role models” ?
    - Quelle est la part du costume dans la construction du super-héros ? Et de sa vie personnelle ?
    - Comment le personnage de comic s’insère-t-il dans l’histoire contemporaine ? Et avec les développements de la science ?

    il y a 4 semaines
  • Architecture en uniforme (Cité de l’Architecture et du Patrimoine)

    + : exposition très intéressante et plutôt complète, version numérisée de certains documents évoqués, pas mal d’explications (agréable quand on n’y connait pas grand chose…)

    - : manque de maquettes (dommage pour une expo sur l’archi’), des textes un peu trop denses

    Cathédrale de la Major, Marseille

    À visiter si vous aimez le néo-byzantin et le XIXe siècle…

    Vieille Charité, Marseille
    - département sur d’archéologie de la Méditerranée (Égypte, Rome, Proche-Orient, Grèce) et département sur les arts d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique (Nord et Sud)
    - espace d’expositions temporaires

    Un très beau musée, très “Quai Branly” pour la partie Afrique-Océanie-Amériques.
    Beaucoup de panneaux explicatifs (accessibles en plus !) et des visites guidés (j’en ai croisée une avec des petits).
    Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants :)

    Frais et désert le matin, c’est parfait !
    Dommage qu’il soit si petit…

    il y a 2 mois   •   3 notes
  • Jérusalem (1jour mais mérite tellement plus):
    - l’esplanade des mosquées (pour le sublime Dôme du Rocher)
    - le mur des lamentations (un jeudi, au moment où arrivent toutes les familles pour les bar/bat mitzva)
    - le souk de la Vieille Ville
    - la vue depuis le Givat ha’Arba
    - la Cité de David et le tunnel d’Ézéchias
    - le St-Sépulcre (au moment d’une messe)
    - le marché de Mahane Yehuda un matin de shabbat

    Accessible en train ou en bus (480) depuis Tel Aviv

    il y a 2 mois   •   2 notes
  • Saint-Jean-d’Acre (1 jour):
    - la cité croisée
    - le souk (pour ses petits cafés, ses pâtisseries et un narguilé)
    - muraille maritime de la citadelle (beaucoup de jeunes en sautent)
    - mosquée Al Jezzar (pour ses jardins)

    Accessible en train depuis Tel Aviv (descendre à Akko)
    Attention à ne pas y aller pour shabbat ou pendant le ramadan, c’est désert.